Votre enfant confond les lettres, saute des lignes en lisant ou se plaint de maux de tête après les devoirs ? Vous avez subi un AVC et votre vision vous semble altérée ? Le bilan neurovisuel réalisé par un orthoptiste permet d’évaluer précisément comment votre cerveau traite l’information visuelle et d’identifier les troubles qui peuvent impacter votre quotidien.
Dans ce guide complet, nous vous expliquons tout ce que vous devez savoir sur le bilan orthoptique neurovisuel : sa définition, son déroulement, les tests utilisés, la prescription nécessaire et la prise en charge financière.
Qu’est-ce qu’un bilan neurovisuel ?
Définition et objectifs du bilan neurovisuel
Le bilan neurovisuel est un bilan orthoptique approfondi qui évalue non seulement la qualité de la vision (acuité visuelle, vision binoculaire), mais surtout la façon dont le cerveau utilise et traite l’information visuelle. Il analyse la vision fonctionnelle dans son ensemble : de la captation de l’image par l’œil jusqu’à son interprétation par le cortex cérébral.
Contrairement à un simple contrôle de la vue chez l’ophtalmologue, le bilan orthoptique neurovisuel s’intéresse à trois axes fondamentaux :
- La relation entre la vision et la saisie de l’information : comment les yeux captent-ils les données visuelles ?
- La relation entre la vision et l’organisation du geste : comment la vision guide-t-elle les mouvements (coordination œil-main) ?
- La relation entre la vision et le traitement cognitif : comment le cerveau interprète-t-il ce qu’il voit ?
Différence entre bilan orthoptique classique et bilan neurovisuel
Il est essentiel de distinguer ces deux types d’examens, car ils ne répondent pas aux mêmes besoins :
| Critère | Bilan orthoptique classique | Bilan neurovisuel |
| Durée | 30 minutes à 1 heure | 3 à 4 séances (1h chacune) |
| Focus principal | Vision binoculaire, strabisme, convergence | Traitement cérébral de l’information visuelle |
| Tests réalisés | Mesures motrices et sensorielles | Tests fonctionnels + cognitifs + oculométrie |
| Indications | Fatigue visuelle, diplopie, strabisme | Troubles apprentissages, AVC, trauma crânien |
| Compte-rendu | Diagnostic orthoptique | Évaluation fonctionnelle détaillée + préconisations |
Qui peut prescrire un bilan neurovisuel ?
Les médecins prescripteurs
Pour bénéficier d’une prise en charge par l’Assurance Maladie et votre mutuelle, le bilan orthoptique neurovisuel doit être prescrit par un médecin. Plusieurs professionnels de santé sont habilités à délivrer cette ordonnance :
- L’ophtalmologue : souvent le premier consulté pour des problèmes de vue
- Le médecin généraliste : peut orienter vers un orthoptiste après avoir écarté d’autres causes
- Le pédiatre : en cas de difficultés scolaires ou de retard de développement
- Le neurologue : après un AVC, un traumatisme crânien ou pour une pathologie neurologique
- Le neuropédiatre : pour les troubles du développement chez l’enfant
- Le médecin scolaire : qui peut détecter des signes d’alerte en milieu scolaire
Comment formuler l’ordonnance
Pour une prise en charge optimale, l’ordonnance doit mentionner précisément : « Bilan orthoptique neurovisuel ». Une simple mention « bilan orthoptique » peut suffire, mais la précision « neurovisuel » permet à l’orthoptiste de prévoir le temps nécessaire et les tests adaptés.
Le médecin peut également ajouter le motif de la demande (troubles des apprentissages, bilan post-AVC, difficultés de lecture…) pour orienter l’évaluation.
Peut-on faire un bilan neurovisuel sans ordonnance ?
Depuis le décret du 26 avril 2022, certains actes orthoptiques peuvent être réalisés sans ordonnance pour les patients de 16 à 42 ans. Cependant, cette disposition concerne principalement les bilans visuels simples (renouvellement de lunettes) et non les bilans neurovisuels complets.
En pratique, le bilan neurovisuel nécessite une ordonnance pour être remboursé par la Sécurité sociale. Sans prescription médicale, vous devrez régler l’intégralité des honoraires.
Comment se déroule un bilan neurovisuel ?
Le bilan orthoptique neurovisuel est un examen approfondi qui se déroule généralement en 3 à 4 séances d’environ 1 heure chacune. Cette organisation en plusieurs rendez-vous permet de limiter la fatigue du patient et d’obtenir des résultats fiables.
Avant le bilan : les documents à apporter
Pour votre premier rendez-vous, pensez à vous munir de :
- L’ordonnance médicale prescrivant le bilan orthoptique neurovisuel
- Votre carte Vitale et attestation de mutuelle
- La correction optique actuelle (lunettes ou ordonnance de l’ophtalmologue)
- Le carnet de santé pour un enfant
- Les bilans déjà réalisés : orthophonique, psychologique, WISC, psychomoteur, neuropsychologique
- Les cahiers scolaires ou travaux récents montrant les difficultés
Séance 1 : L’anamnèse et le bilan sensoriel
La première séance débute par un entretien détaillé (anamnèse) qui permet de comprendre :
- Les antécédents médicaux : grossesse, accouchement, développement psychomoteur
- Les antécédents familiaux : troubles visuels, troubles des apprentissages
- Les difficultés actuelles : leur nature, leur évolution, leur impact au quotidien
- Les prises en charge déjà en cours : orthophonie, psychomotricité, ergothérapie
L’orthoptiste réalise ensuite le bilan sensoriel de base :
- Mesure de l’acuité visuelle avec et sans correction
- Test de la vision stéréoscopique (vision des reliefs) avec le TNO ou le Lang
- Examen sous écran (cover test) pour détecter un strabisme
- Test de la vision des couleurs (Ishihara)
Séances 2 et 3 : Les tests neurovisuels spécifiques
Les séances suivantes sont consacrées aux tests fonctionnels et cognitifs. L’orthoptiste évalue :
L’oculomotricité : La qualité des mouvements oculaires est analysée à travers plusieurs paramètres. Les saccades correspondent aux mouvements rapides des yeux qui permettent de passer d’un mot à l’autre en lecture. Les poursuites désignent la capacité à suivre un objet en mouvement. Les fixations représentent la stabilité du regard sur une cible. L’oculométrie (eye-tracking) peut être utilisée pour une mesure précise de ces paramètres.
L’exploration visuelle : L’orthoptiste évalue les stratégies visuelles du patient, c’est-à-dire sa capacité à explorer efficacement une scène visuelle, à organiser son regard et à extraire les informations pertinentes.
La perception visuelle : Cette évaluation porte sur la capacité à reconnaître, discriminer et analyser les formes, les orientations et les relations spatiales. Des tests comme la Figure de Rey ou le DTVP sont utilisés.
L’attention visuelle : L’orthoptiste teste la capacité à maintenir son attention sur une tâche visuelle, à filtrer les distracteurs et à partager son attention entre plusieurs éléments.
La coordination œil-main : Des épreuves de copie, de tracé et de pointage permettent d’évaluer la qualité de l’intégration visuo-motrice.
Séance finale : Restitution et compte-rendu
À l’issue des tests, l’orthoptiste analyse les résultats et rédige un compte-rendu détaillé. Ce document comprend :
- Le résumé des observations cliniques
- Les scores obtenus aux différents tests (comparés aux normes pour l’âge)
- L’interprétation des résultats et le diagnostic orthoptique
- Les préconisations : rééducation orthoptique, aménagements scolaires, bilans complémentaires
Important : Le bilan orthoptique neurovisuel ne permet pas d’établir un diagnostic de trouble spécifique des apprentissages (dyslexie, dyspraxie, dysgraphie). Seul un médecin peut poser ce diagnostic après avoir reçu l’ensemble des bilans pluridisciplinaires.
Comment diagnostiquer un trouble neurovisuel ?
Les troubles neurovisuels peuvent passer inaperçus pendant des années car ils ne sont pas détectés par un simple examen de la vue. Un enfant peut avoir une acuité visuelle de 10/10 et présenter des troubles neurovisuels importants.
Les signes d’alerte chez l’enfant
Certains comportements doivent alerter les parents et les enseignants :
En lecture : L’enfant confond des lettres visuellement proches (b/d, p/q, m/n), saute des mots ou des lignes, a besoin de suivre avec son doigt, lit lentement et de façon saccadée, a des difficultés à passer d’une ligne à la suivante, ou présente une compréhension altérée malgré un déchiffrage correct.
En écriture : On observe une copie lente avec de nombreuses erreurs, des oublis de lettres ou de mots, un non-respect des lignes et des marges, une difficulté à recopier du tableau, ou une écriture qui se dégrade rapidement.
En mathématiques : L’enfant éprouve des difficultés en géométrie, dans le repérage sur quadrillage, pour poser les opérations en colonne, ou pour se repérer dans les tableaux.
Au quotidien : Maladresse inhabituelle, difficultés à s’habiller (boutons, lacets), à se repérer dans l’espace, fatigue visuelle excessive, maux de tête en fin de journée.
Les signes d’alerte chez l’adulte
Chez l’adulte, les troubles neurovisuels apparaissent généralement suite à une lésion cérébrale :
- Après un AVC : amputation du champ visuel, difficultés à lire, à reconnaître les visages, à s’orienter
- Après un traumatisme crânien : vision double, sensibilité à la lumière, difficultés de concentration visuelle
- Dans les maladies neurodégénératives : troubles de la reconnaissance visuelle, désorientation spatiale
Le parcours pluridisciplinaire
Le diagnostic d’un trouble neurovisuel s’inscrit dans une démarche pluridisciplinaire. Le bilan orthoptique neurovisuel est complémentaire des évaluations réalisées par d’autres professionnels :
- Bilan ophtalmologique : pour écarter tout trouble organique de l’œil
- Bilan orthophonique : pour évaluer le langage oral et écrit
- Bilan neuropsychologique : pour évaluer les fonctions cognitives (attention, mémoire, fonctions exécutives)
- Bilan psychomoteur : pour évaluer la motricité globale et fine
- Bilan ergothérapique : pour évaluer les répercussions sur les activités de la vie quotidienne
Bilan neurovisuel chez l’enfant : troubles des apprentissages
Les troubles neurovisuels représentent l’une des principales causes de difficultés d’apprentissage. On estime qu’ils touchent 5 à 10% des enfants d’âge scolaire, avec une prévalence plus élevée chez les enfants nés prématurément.
Dyslexie et vision : quel lien ?
La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture. Si elle n’est pas causée par un problème visuel, des difficultés oculomotrices peuvent aggraver les symptômes et rendre la rééducation orthophonique moins efficace.
Le bilan neurovisuel permet d’identifier des troubles oculomoteurs fréquemment associés à la dyslexie : saccades imprécises, instabilité de la fixation, mauvaise coordination binoculaire. La rééducation orthoptique peut alors compléter la prise en charge orthophonique.
Dyspraxie visuo-spatiale
La dyspraxie visuo-spatiale affecte la capacité à organiser les gestes et à se repérer dans l’espace. Les enfants concernés présentent souvent des difficultés en géométrie, en copie de figures et dans les activités nécessitant une coordination œil-main.
Le bilan orthoptique neurovisuel évalue spécifiquement ces compétences visuo-spatiales grâce à des tests standardisés (Figure de Rey, labyrinthes, épreuves de coordination visuo-motrice).
À quel âge faire un bilan neurovisuel ?
Le bilan neurovisuel peut être réalisé à partir de 5-6 ans, lorsque les stratégies visuelles commencent à être matures. Avant cet âge, certains tests ne sont pas adaptés et les résultats peuvent être difficiles à interpréter.
Il est particulièrement recommandé :
- En grande section de maternelle si des difficultés graphiques sont observées
- En CP/CE1 si l’apprentissage de la lecture pose problème
- À tout âge si des signes d’alerte apparaissent
- Chez les enfants prématurés, en raison du risque accru de troubles neurovisuels
Bilan neurovisuel chez l’adulte
Les troubles neurovisuels de l’adulte surviennent généralement suite à une atteinte cérébrale acquise. Ils peuvent avoir un impact majeur sur l’autonomie et la qualité de vie.
Bilan neurovisuel après un AVC
L’accident vasculaire cérébral peut entraîner divers troubles neurovisuels selon la localisation de la lésion :
- Hémianopsie : perte de la moitié du champ visuel
- Négligence spatiale unilatérale : le patient « ignore » une partie de l’espace
- Troubles de l’exploration visuelle : difficultés à balayer l’espace du regard
- Agnosie visuelle : difficultés à reconnaître les objets ou les visages
- Alexie : perte de la capacité à lire
Le bilan orthoptique neurovisuel permet d’évaluer précisément l’étendue des déficits et de mettre en place une rééducation adaptée visant à restaurer ou compenser les fonctions altérées.
Bilan après un traumatisme crânien
Le traumatisme crânien peut provoquer des troubles neurovisuels variés, parfois subtils mais invalidants : sensibilité à la lumière, difficultés de concentration visuelle, vision floue intermittente, troubles de la convergence.
Le bilan neurovisuel aide à objectiver ces plaintes et à proposer une prise en charge personnalisée.
Pathologies neurologiques
D’autres affections neurologiques peuvent bénéficier d’un bilan neurovisuel : sclérose en plaques, maladie de Parkinson, tumeurs cérébrales, séquelles d’anoxie cérébrale. L’évaluation permet d’adapter la prise en charge aux besoins spécifiques du patient.
Tarifs et remboursement du bilan neurovisuel
Le coût d’un bilan orthoptique neurovisuel varie selon le nombre de séances nécessaires et les tests réalisés. Voici les informations essentielles sur la prise en charge financière.
Tarif conventionné
En secteur conventionné, le bilan orthoptique est facturé selon la nomenclature de l’Assurance Maladie. Le tarif du bilan orthoptique est d’environ 26 à 33 euros par séance (AMY 12 à AMY 15 selon les actes). Un bilan neurovisuel complet, réparti sur 3 à 4 séances, coûte donc entre 80 et 130 euros au total.
Certains orthoptistes pratiquent des dépassements d’honoraires, notamment en secteur non conventionné. N’hésitez pas à demander un devis avant de prendre rendez-vous.
Prise en charge Sécurité sociale
Avec une ordonnance médicale, le bilan orthoptique est remboursé à 60% par l’Assurance Maladie sur la base du tarif conventionné. Les 40% restants (ticket modérateur) sont pris en charge par votre mutuelle complémentaire.
À noter : En cas d’affection de longue durée (ALD) liée à une pathologie neurologique, le bilan peut être pris en charge à 100%.
Remboursement mutuelle
La plupart des mutuelles prennent en charge le ticket modérateur (40% restants) des actes d’orthoptie. Certaines proposent également des forfaits annuels pour les soins paramédicaux. Vérifiez votre contrat ou contactez votre mutuelle pour connaître votre niveau de couverture.
La rééducation neurovisuelle après le bilan
Lorsque le bilan orthoptique neurovisuel met en évidence des troubles, une rééducation peut être proposée pour améliorer les compétences visuelles fonctionnelles.
En quoi consiste la rééducation orthoptique neurovisuelle ?
La rééducation vise à renforcer ou restaurer les processus visuels déficients. Elle peut porter sur :
- L’amélioration de la motricité oculaire : saccades, fixations, poursuites
- Le développement des stratégies d’exploration visuelle
- Le renforcement de l’attention visuelle et de la discrimination
- L’amélioration de la coordination œil-main
- La compensation des déficits du champ visuel (pour les patients post-AVC)
Les exercices sont adaptés à l’âge du patient et à ses centres d’intérêt. Pour les enfants, des supports ludiques (jeux de société, applications, exercices sur papier) permettent de maintenir la motivation.
Durée et fréquence des séances
La rééducation orthoptique neurovisuelle s’organise généralement en séances de 20 à 30 minutes, à raison de 1 à 2 séances par semaine. La durée totale de la prise en charge varie selon les troubles identifiés : de quelques semaines pour des difficultés légères à plusieurs mois pour des troubles plus importants.
Des exercices à réaliser à domicile complètent souvent les séances au cabinet pour optimiser les résultats.
Résultats attendus
La rééducation neurovisuelle permet généralement d’obtenir des améliorations significatives :
- Meilleure fluidité et vitesse de lecture
- Diminution des erreurs de copie
- Amélioration de l’attention et de la concentration visuelle
- Réduction de la fatigue visuelle
- Pour les adultes post-AVC : meilleure exploration de l’environnement, lecture plus aisée
Les progrès sont généralement observés après quelques semaines de rééducation régulière. Un bilan de contrôle permet d’évaluer l’évolution et d’ajuster la prise en charge si nécessaire.
Questions fréquentes sur le bilan neurovisuel
Quelle est la différence entre un orthoptiste et un ophtalmologue ? L’ophtalmologue est un médecin spécialiste des maladies de l’œil. Il diagnostique et traite les pathologies oculaires, prescrit les corrections optiques et pratique la chirurgie. L’orthoptiste est un professionnel paramédical spécialisé dans la rééducation des troubles de la vision binoculaire et de la fonction visuelle. Ces deux professionnels travaillent en complémentarité.
Mon enfant voit bien, peut-il quand même avoir des troubles neurovisuels ? Oui, absolument. Les troubles neurovisuels concernent le traitement cérébral de l’information visuelle, pas l’acuité visuelle. Un enfant peut avoir une vue de 10/10 et présenter des difficultés importantes dans l’utilisation fonctionnelle de sa vision.
Le bilan neurovisuel peut-il diagnostiquer une dyslexie ? Non. Le bilan orthoptique neurovisuel évalue la composante visuelle des difficultés de lecture, mais ne peut pas établir un diagnostic de dyslexie. Ce diagnostic relève du médecin (neuropédiatre, neurologue) après synthèse des différents bilans pluridisciplinaires.
Combien de temps faut-il attendre pour obtenir un rendez-vous ? Les délais varient selon les régions et les cabinets. Ils peuvent aller de quelques semaines à plusieurs mois. N’hésitez pas à contacter plusieurs orthoptistes ou à vous renseigner auprès des centres hospitaliers qui proposent parfois des créneaux plus rapidement.
Faut-il refaire un bilan neurovisuel régulièrement ? Un bilan de contrôle est généralement recommandé après une période de rééducation pour évaluer les progrès. En dehors de ce cadre, il n’est pas nécessaire de refaire un bilan complet sauf si de nouvelles difficultés apparaissent.
Conclusion
Le bilan orthoptique neurovisuel est un examen essentiel pour comprendre les difficultés visuelles fonctionnelles qui peuvent impacter les apprentissages scolaires ou l’autonomie après une atteinte neurologique. Réalisé par un orthoptiste formé à ces techniques spécifiques, il permet d’identifier précisément les troubles et de proposer une prise en charge adaptée.
Si vous reconnaissez les signes d’alerte décrits dans cet article chez votre enfant ou chez vous-même, n’hésitez pas à consulter votre médecin pour obtenir une ordonnance de bilan orthoptique neurovisuel. Une prise en charge précoce améliore considérablement les résultats de la rééducation.